De l’influence de la politique sur la couleur des vestes à la télévision

Hollande vient d’être élu et, dés le 6 mai au soir dans les journaux télévisés, nous assistons à une floraison chez les présentatrices de vestes rose ou saumon.

Tandis que les co-présentateurs restent en bleu ( le plus souvent en bleu marine ).

Hormis le fait que nous sommes au printemps, que le fait de voir partir Sarkozy a rendu une certaine légèreté à l’air que nous respirons, cette floraison particulière sur nos écrans de télé souligne, si besoin était, à quoi sert l’apparence dans un monde d’images.

Tout simplement à souligner la proximité, pour ne pas dire plus, des médias et du pouvoir présidentiel ( ou ce qu’il en reste ).

Tout en flattant le goût supposé populaire des téléspectateurs pour le Front National supposé générateur d’audimat.

Exit l’UMP, les Centres, les gauches, les verts…

Les couleurs de nos télévisions sont rose saumon et bleu marine.

Avec le blanc des chemises cela nous compose un drapeau des plus inquiétants.

Mais le consumérisme médiatique est versatile et son analyse politique ne montre que son désir de simplisme à la base de toutes les manipulations.

L’opposition entre le PS au pouvoir et le FN en extérieur en train de rentrer dans le jeu sert bien une télé qui pourra faire vibrer sa morale à deux sous et à base de vestes…

Malgré la crise, le nombre de milliardaires a battu un nouveau record

Il s’agit du tire d’un article du journal « Le Monde ».

Il vaut bien entendu par son pesant d’idéologie puisque c’est la croissance des inégalités dont le nombre de milliardaires sont le révélateur qui explique en totalité la crise.

Mais le journaliste, surement issu du mileu sportif ou boursier, ne sait raisonner ( résonner ) qu’en termes d’envolées.

L’article se croit ensuite objectif dans le sens ou il ne nous fait part que des positions relatives du gagnant et de ses « challengers » comme si la seule façon d’aborder ce sujet était de se préoccuper du classement et non des raisons que l’on pourrait avoir de s’y intéresser.

Tant il est vrai qu’un comptenteur de l’ordre est toujours fasciné par les classements en extrayant ceux-la du contexte.

Il ferait mieux de s’inspirer du seul proverbe boursier qui est le suivant  » Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel ».

Je suis ravi de mettre des visages sur les exploiteurs, les considérer comme des sportifs vainqueur mais il serait nécessaire de préciser à ce jounaliste qu’à trop montrer l’inéquité voire l’iniquité il peut venir aux peuples ( et non à ceux qui se disent les défenseurs du peuple comme M. Sarkozy en campagne actuellement ) l’envie de montrer une indignation effective.

En faisant valser quelques têtes, voire en réactualisant ce vieux proverbe gauchiste : de pendre le dernier milliardaire avec les tripes du dernier journaliste.

Une fatalité moderne

Le retour de Johnny Halliday

Chaque année qui passe nous apporte son lot de calamités.

Un coup Fukushima, une autre fois un tsunami, un cyclone et la pour 2012 la énième tournée d’adieu de Johnny Halliday.

Il plane sur nos vies un parfum de peur, car tant que Johnny Halliday sera vivant il chantera et fera parler de lui.

Le jour de son décés, si Sarkozy est toujours à l’Elysée, les funérailles seront nationales, la chanson confisquée et remplacée par l’infame soupe que ce qui ne peut plus être appelé un chanteur nous a servi tout au long de sa vie.

Il n’y donc aucune alternative pour ne pas en entendre parler.

Quoique en parler est plus mélodieux que l’entendre chanter, car en le traitant de noms d’oiseaux on fait référence à des volatiles dont certains savent chanter, tandis que lui…

J’ai arrêté mon abonnement au journal « Le Monde » le jour ou ce triste sire a fait la une, c’est aujourd’hui un temps que les presque moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.

Ne pouvait-il donc rester en Suisse ou l’air roboratif aurait peut-être amélioré ses cordes vocales jusqu’à lui permettre de chanter sous sa douche ?

Non, l’appât du gain est toujours le plus fort chez ce « business-singer ».

Ne pouvant plus décemment faire la une par des mariages, il lui faut communier d’une autre façon avec ce qu’il pense être son public ( le captif et le public syndrome de stockholm ).

Mais si les gens aiment le rock qu’il prennent les originaux plutôt que les copies : Jerry Lee lewis, Chuck Berry, Little Richard, Fats Domino ( ils ne sont pas beaucoup plus vieux que Johnny Halliday et même pour ceux qui sont morts beaucoup plus vivants que l’idole nationale ).

Il y a récemment un homme politique qui a proposé la mise à la retraite des députés à 67 ans. Ne pourrait-on s’inspirer de cette mesure en la mâtinant avec le talent ?

C’est à dire que les chanteurs sans talent s’arrêteraient à 67 ans.

Ce billet à été écrit par une personne excédée par les beuglements de l’ »artiste » depuis toujours, excédé par ses ficelles grosses comme des cordes de marine ( mariage, tournée d’adieu, évasion fiscale, interventions chirurgicales, paroliers mercenaires, tarifs prohibitifs de ses prestations… ).

Le silence qui suivait la musique de Mozart était du Mozart, Johnny Halliday ne connait pas le concept de silence.

L’époque dans ses fantasmes les plus avoués…

BREST (AFP) – Un retraité au comportement jugé inquiétant par des parents qui le voyaient régulièrement devant l’école de leurs enfants à Brest et le soupçonnaient à tort d’être « un pervers sexuel », est mort lundi d’une crise cardiaque, peu après son interpellation par la police.

http://www.liberation.fr/depeches/01012374572-designe-a-tort-comme-pervers-sexuel-il-meurt-lors-de-son-interpellation

Dépêche datée du 29 Novembre 2011.

Voici un fait divers qui résume bien à lui tout seul l’époque :

  • L’époque du soupçon.
  • Les jeunes travailleurs soupçonnant le retraité de penchants inavouables.
  • Les enfants en danger même quand ils ne le sont pas. C’est à dire en dehors de la sphère familiale.
  • L’interpellation musclée de la police sans aucune raison d’un soi-disant suspect désigné par la vindicte publique.
  • Le soi-disant arrêt cardiaque qui se déclenche tout seul à la vue de l’uniforme.
  • Une enquête est bien entendu en cours, non pas sur le retraité pour laquelle elle avait eu lieu et n’avait rien donné, raison pour laquelle on l’a interpellé. Quelqu’un qui n’a rien à se reprocher est forcément suspect.
  • Non l’enquête sur les conditions de l’interpellation.
  • L’innocence absolue de ceux qui ont craint pour leurs enfants, la dépêche nous les présente comme des « mamans ».
  • Pensez donc, il était louche, il mangeait un yaourt en pleine rue.
  • C’est un signe de débilité mentale ( lien entre soi-disant débilité et délinquance supposée ).
  • Un gamin s’était égaré, il l’a ramené vers l’école, c’est plus que louche.
  • Il venait d’arriver dans le quartier.
  • Le traitement journalistique utilisant le terme de « maman », essayant de dédouaner par avance la police et tentant de montrer que l’interpellation bien que non fondée s’est déroulée dans les règles est particulièrement infect.

« Il est mort, je n’ai pas de réaction. Je pense que c’est un mal pour un bien. Maintenant, je suis tranquille », a-t-elle ajouté.

Déclaration d’une « maman », cela fait froid dans le dos.

Quand la tranquillité s’obtient par la mort réelle de menaces fantasmées, on n’est plus très loin de la barbarie.

Quand vous couplez cela avec une pensée unique qui sous couvert de normativité, pousse la contrainte jusqu’à ne pas s’étonner de l’élimination physique de ceux qui ne doivent pas être la au sens de ceux qui y sont soi-disant de plein-droit.

Quand la police au delà de soupçons qui sont déjà scandaleux sur des personnes ayant un casier, s’attaque à ceux qui ne font que passer.

On se trouve dans le monde de « minority report » ou les criminels sont arrêtés avant que d’avoir même pensé à commettre un crime.



A Sète un projet de statue pour Brassens…

A Rome on pontifie, à l’Elysée on déifie et à Sète on statufie.

Des dieux, des maîtres et des anars changés en pierre.

Cette proposition a été faite par un Sétois ordinaire : L’élévation d’une statue à l’effigie de Brassens.

Malgré les chansons de celui-ci ( la supplique, Jeanne Martin ), 30 ans après des gens prouvent par cet acte qu’ils ne prennent en compte dans une gloire locale que le local sans se préoccuper de l’oeuvre.

Voit-on la statue de Brassens obligée de frayer avec le nombre exagéré de statues de généraux, de vagues écrivaillons, de Jeannes d’arc et autres vierges à l’enfant sans compter les Jésus et toute sa clique inscrite dans la pierre jusqu’à la nausée.

Va t’on mettre une sorte de pin en pierre à côté du pauvre croque-notes qui n’en peut mais ?

Mais quelle est cette rage de mettre du massif, du pesant là ou Brassens ne fut que légèreté et finesse.

Le pire serait que la statue soit en bronze et qu’à la prochaine guerre on en fasse des canons ( sort qui fut dévolu à la statue d’Etienne Dolet, place maubert à Paris et à celle du chevalier de La Barre à Montmartre ) .

Croit-on vraiment parmi les autorités qu’on se débarrassera au bout de trente ans de la « mauvaise herbe ».

Oublie-t’on que celle-ci apprécie les statues ?

Et que les froides statues citées par Brassens dans une de ses chansons ne sont qu’un repoussoir.

On poussera surement le vice jusqu’à mettre un banc public devant la statue ou ne s’assiéront que des vieilles en attente d’un hypothétique gorille.

Qu’attendre d’une telle méconnaissance que le désir bien réel de changer Brassens en pierre pour que vivent les scélérats et les croquants.

Mais Brassens est bien vivant et les croquants devraient continuer à se statufier entre eux.

Un député maire statufiant un général, un général vitrifiant une église, un archevêque bénissant un fils de président, un président décorant un député-maire.

Tout cela tourne en boucle mais pas Brassens ni ses chansons.

Foxconn, France Télécom et tant d’autres

Le PDG taiwanais, Terry Gou, de la société Foxconn ( 300000 salariés ), 1er sous-traitant mondial d’Apple, Nokia, Dell ou Sony ( source Le Monde ) a communiqué en présentant ses excuses ( l’article ne précise pas à qui mais n’est ce pas évident ? ) pour des suicides survenus dans une usine de Longhua ( province de Shenzen en Chine ).

Onze salariés se sont suicidés depuis le début de l’année dont un juste après cette conférence de presse.

Il a aussi avancé une explication :

« Le taux de suicide dans une société augmente avec la hausse du Produit Intérieur Brut ».

Une mesure a été prise immédiatement : les salariés se suicidant en se jetant depuis une tour, des filets seront installés et une hotline mise en place.

Depuis le 25 mai une circulaire interne demandait aux employés de s’engager « à ne pas se faire de mal », « accepter d’être envoyé à l’hopital en cas de problèmes mentaux »,  » à ne pas poursuivre la société ».

On ne peut que relier cela avec les déclarations peu éloignées dans l’esprit du PDG de France-Télécom du 16/09/2009 ou il évoquait une « mode du suicide » :

Le PDG de France Télécom s’est excusé, mercredi, des propos qu’il a tenus la veille évoquant une « mode du suicide » au sein de son entreprise.  » [Mardi], par erreur, j’ai utilisé le mot ‘mode’ qui était la traduction du mot mood (humeur)  en anglais. Je m’excuse d’avoir fait ça », a déclaré Didier Lombard sur RTL, ajoutant : « Je suis focalisé sur : arrêtez cette spirale infernale [du suicide] dans laquelle nous sommes », a-t-il ajouté.
Le PDG de France Télécom s’était engagé, mardi, à mettre un « point d’arrêt à cette mode du suicide qui, évidemment, choque tout le monde »

Ces propos de PDG que l’on pensait extrêmes mais qui tendent à devenir banaux tellement le mode de gestion qui les suscitent est généralisé, ressortissent à une gestion par des gestes d’agacement face à un phénomène qui, jusqu’à il y a peu, semblait l’expression ultime d’un choix individuel et ressortit maintenant à une réponse quasi mécanique face à un stress ( comme un métal qui atteint un point de rupture ) que les méthodes de management rendent impossibles à évacuer puisqu’il en constitue le coeur.

Pour Pythagore « les choses sont nombre » dans l’arithmétique, mais pour lui elle est aussi « génératrice d’harmonie sociale, en tant que le calcul permet de régler correctement les contrats » ( L’aventure grecque Pierre Lévêque ).

C’est peu de dire que, comme dans le monde grec et par la « magie » du salariat, les citoyens sont devenus des hilotes ( esclaves ) dont le destin est d’être une variable d’ajustement des sociétés.

Les PDG présentant des excuses aux donneurs d’ordre du fait que leurs salariés osent se tuer qu’ils soient chinois ou français.

La solution semble indiquée dans les discours :

Il faut que le PIB baisse et donc les salaires, de cette façon les salariés mourront de maladie et de misère avant de penser au suicide.

Il faut de même qu’ils passent plus de temps au travail afin de ne pas prêter l’oreille aux modes.

Selon Pythagore les nombres avaient des « vertus ».

C’est déjà beaucoup plus que les PDG ne possèdent.

Invite aux habitants du canton de Vigy et des alentours

De la part d’un bloggeur au sujet du sénateur de votre circonscription.

Lequel a déposé un amendement visant à obliger les bloggeurs à s’identifier ( nom, prénom, adresse, numéro de téléphone ) sur leurs blogs.

La démocratie représentative française est constituée d’élus de la représentation nationale qui sont élus dans des circonscriptions soit directement ( députés ) soit indirectement ( sénateurs ) pour voter des lois nationales.

Dans le cas de votre sénateur, il désire légiférer sur un phénomène mondial par une loi nationale qui peut avoir un retentissement sur les bloggeurs originaires de sa circonscription.

A part ce lien ténu entre son amendement et sa circonscription rien ne permet de relier cet amendement d’avec ses électeurs.

La tonalité de fichage qui transparait peut plaire par ricochet à une partie de son électorat ( conservateur tenant des « réformes » ).

Cette tonalité est aussi la seule chose que ce sénateur semble maîtriser puisque ce doit être la seule chose dont il pense qu’elle puisse lui assurer une réélection à condition de la  répéter en boucle sur tous les sujets, y compris les moins adaptés à cette démarche.

Il serait souhaitable que vous récupériez cet élu, il exercerait alors ses talents de contrôle en proposant de la vidéosurveillance dans votre circonscription, en proposant des recherches ADN à partir des déjections canines, en proposant d’équiper de Taser les policiers municipaux qui font traverser les élèves devant les écoles.

Ce qui vous permettrait de constater de visu à quelles extrémités peut mener un désir forcené de contrôle quand il remplace toute autre appréciation de la réalité.

Car qu’est ce qu’un blog à quoi ce sénateur prétend transférer les règles qui ont cours dans la presse ?

Un blog est l’expression individuelle ou collective de considérations sur tous les sujets sans perspective d’en faire une activité publique ou commerciale dans un espace virtuel dédié à l’échange ( Internet ).

Il s’agit, ni plus ni moins, d’une extension des bonimenteurs qui viennent sur Hyde Park à Londres discourir sur n’importe quel sujet juché sur une caisse.

En gros, il s’agit aussi d’une soupape comme en ont connu tous les régimes politiques, même les plus totalitaires ( libelles, graffitis, dazibaos … ).

Le seul signe d’autoritarisme d’un régime étant le degré de répression appliqué.

La monarchie avant 1789 traquait les libelles, la Chine impériale puis ensuite maoïste  ne supportait pas les dazibaos autre qu’à sa gloire et ce sénateur espère instrumentaliser la loi en la faisant appliquer par l’identification obligatoire des bloggeurs à un objet pour laquelle elle n’a pas été faite.

De plus cet amendement est réalisé dans le sens du vent du pouvoir actuel ou, pour exister, il est nécessaire d’innover dans la surenchère sécuritaire.

Même et surtout si cela est techniquement inapplicable.

Un clou chassant l’autre votre sénateur aura fait l’objet d’un article dans Le Monde.

Et puis, déposer un amendement ne coûte rien à votre sénateur sauf un peu de temps qu’il aurait surement plus utilement consacré à la prise en compte des doléances de ses électeurs.

Mais que voulez-vous, vous avez élu un « winner » branché, j’espère que vous en êtres fier.

Chères Pujolaises et chers Pujolais

Voici un exemple de pensée unique et de mélange des genres très représentatif du monde tel qu’il va, il s’agit d’un éditorial d’un maire d’une commune de 600 habitants dans un département périphérique de Toulouse et qui se dit socialiste.

Il y pointe soit un mépris, soit un test pour de futurs discours à forte composante boisée.

Mélange de volontarisme appliqué à une nébuleuse d’ou ressort un rappel à des valeurs auto-légitimantes passe-partout et de respect envers ce monde par une ode à l’entreprise qu’elle soit dans le village ou dans les têtes, il dévoile plus bien sur le politicard en formation spécialisé dans le parler pour ne rien dire et surtout rien qui soit identifié comme de gauche qu’une personne désireuse d’analyse forte.

Je vous présente au nom du conseil municipal, tous mes voeux de bonheur, de santé et surtout de réussite dans tout ce que vous entreprendrez dans l’année.


J’ai une pensée toute particulière pour ceux qui traversent des moments difficiles sur le plan de la santé, de la perte d’un être cher ou qui sont à la recherche d’un emploi.

Je formule le souhait que cette année 2010 soit aussi une année de plus grande solidarité entre les habitants du village et au-delà.


Nous devons faire face à une situation économique mondiale difficile dont les conséquences nous touchent tous dans de nombreux domaines.

Mais nous devons tous être acteurs d’une volonté farouche de nous retrousser les manches pour bouger les choses, nous entraider et surtout ne pas nous laisser aller. La vie est une perpétuelle lutte pour le bonheur, le droit de pouvoir s’exprimer et agir.


Je profite de ce mot pour en appeler aux adultes afin qu’ils enseignent à leurs enfants, leurs petits-enfants, des repères qui peur permettront d’avoir des points d’appuis tout au long de leur vie. Des choses simples mais que nous avons tendance à oublier, comment rebondir, comment respecter ou se surpasser si on ne nous a pas enseigné de repères. C’est àdire ce qui nous permet de vivre en société dans un respect mutuel.


Cette année, sur proposition de xxxxxxx, nous avons voulu mettre en place un agenda Pujolais. Il reprend l’éphéméride traditionnel et quelques photos de la commune.


Je remercie les entreprises Pujolaises citées qui ont financé entièrement cet agenda, c’est un effort important qu’elles ont consenti.


Bonne année à toutes et à tous.


Le maire

Prenez l’air

Prenez l’air bête quand vous êtes en face d’un représentant des forces de l’ordre.

Prenez l’air intelligent quand vous êtes photographié pour une pub.

Prenez l’air inspiré quand vous êtes conviés à venir dans une salle de spectacle.

Quel que soit l’air que l’on vous prête, ne soyez pas emprunté.

Prenez l’air pédant dans les circonstances officielles et l’air concerné si l’on vous apostrophe.

Ne battez pas en retraite mais retraitez votre combat en vous donnant le beau rôle.

Prenez un air entendu quand vous ne comprenez rien.

Prenez un air évasif et distant quand vous souhaitez être ailleurs.

Prenez la fille de l’air quand un air de famille se dégage d’une situation déjà vécue.

Prenez l’air funèbre quand Kaszcinsky ou Samaranch cassent leurs pipes. Si vous ne savez pas pourquoi, eux non plus.

Prenez l’air informé quand il s’agit de prononcer le nom d’un volcan islandais.

Prenez l’air si vous habitez prés de Roissy, puisque plus personne n’est en l’air.

Prendre l’air du temps et comme un avion sans ailes, rentrer à pied.

Prendre l’air offusqué que l’ex-patron du RAID devienne préfet de Seine-St-Denis et quand le gouvernement passe en force sur la burqa.

Prendre l’air outré quand la baudruche sarkozienne se dégonfle.

Prendre l’air effacé quand on vous reconduit à la frontière.

Prendre l’air éclairé quand vos lumières ne servent qu’à distinguer les zones d’ombre.

Prendre l’air sec quand l’eau saute la digue.

Prendre l’air constructif quand on donne l’ordre de détruire les maisons inondées.

Les 1393…

…maisons à raser suite à la tempête Xinthia.

Des maisons vont être détruites car construites en zone inondable mais avec tous les tampons et autorisations nécessaires.

Elles furent exposées au refus de la nature de tenir compte des dits tampons.

L’Etat va donc inonder de tampons la zone.

Tampons pour autoriser la destruction, tampons pour définir la zone inconstructible, tampons pour….

Les médias hurlent à la mort face à la détresse insondable du sel de la terre, à savoir les propriétaires.

Ou comment dans les médias on laisse plus de place à la fin de 1393 maisons qu’à toutes les catastrophes meurtrières de la terre ( séismes, éruptions ) et même aux morts humains que cette tempête a provoqué.

Il s’agit d’agir pour ne pas analyser, détruire une propriété privée pour que les propriétaires puissent accéder au statut tant envié de victime absolue.

Il suffira ensuite de désigner le responsable contre lequel on pourra déchainer les foudres d’une ire légitimée.

Les assurances ne peuvent être mises en cause, il s’agit de calamités naturelles ou de calamités privées donc naturelles.

Par contre les maires pour l’entretien de la digue publique ou l’Etat, même quand il adopte le discours de défense de l’intérêt des propriétaires non inondés pour justifier la destruction de la propriété privée inondée, sera donc assimilé au barbare absolu puisqu’il organise le retriat d’une propriété sans la remplacer par une autre propriété privée comme dans le cas des expropriations pour une autoroute ou un batiment.

La souffrance des propriétaires est peut-être indicible, elle peut néammoins être mise en scène.

Les bulldozers quand ils seront en action feront sens, ils détruiront des maisons sur la terre ferme permettant l’identification de tous les propriétaires de la terre et ceux qui désirent y accéder.

Qui pourra retranscrire le cri de bête blessée du lave-vaisselle broyé par un bulldozer après avoir subi un lavage au sel ?

Cette « horreur » aura en plus un coût écologique qui nous sera ressassé.

Alors que tout cela aurait pu être évité par une action volontariste qui consistait à pomper l’océan pour le rejeter dans l’espace.

L’océan n’étant même pas une propriété publique, il importe de parer à cette nuisance.

Mais que fait l’Etat quand les shadoks nous montrent la voie ?

Dieu est un fox à poil dur…

…et les personnes recherchées comme appartenant à L’ETA sont des pompiers catalans en stage d’alpinisme.

Le policier français a bien été tué, les cafouillages en tous genres croissent et embellissent.

Sale temps pour ceux qui veulent mettre le sécuritaire au coeur de leur campagne électorale.

Les rengaines prospérant sur la peur des gens demandent un minimum de sérieux :

Après un premier ministre qui enterre un policier plus vite que les médecins qui eux se contentent de la soigner.

Après un hypermarché coopérant tellement vite avec la police qu’il fournit des bandes ou l’on arrive à identifier des pékins moyens selon des critères qui m’échappent car la confusion s’est faite mais pas totalement au hasard : confondre un basque et un catalan n’est pas aussi énorme que confondre un basque de l’ETA avec un terroriste d’al-qaida.

Le premier à un béret et le second à une ceinture d’explosif même en faisant ses courses.

Quand aux catalans, c’est bien connu, ils dansent la sardane en faisant leurs courses.

Les gens sérieux ne devraient jamais être en campagne électorale, leur destin est de se trouver en dictature.

Ce qui leur évite de devoir faire campagne, chose pour laquelle ils ne sont manifestement pas faits.

Car, à force de prendre les gens pour des imbéciles on ne montre que sa véritable nature et le peu d’intérêt que l’on y porte.

Les français sont formidables

Un reportage est réalisé sur un groupe d’adolescents venant en groupe aider les sinistrés de Vendée depuis une ville proche non touchée par la catastrophe – Luçon .

Petite touche supplémentaire, ils sont venus en covoiturage.

Le lendemain, le même média titre sur les mesures de sécurité prises pour « sécuriser la zone ».

A savoir un triple rideau défensif de forces de l’ordre car les « prédateurs » quelquefois se font passer pour des pompiers.

Mais tout cela n’est qu’écume car le message ressassé est que « les français sont formidables ».

Chacun y va de son don et le premier d’entre eux débloque une aumône de 3 millions d’euros ( 30.000 fois moins que le sauvetage des banques ) et accélère le passage en catastrophe naturelle qui transfère la charge depuis les assurances vers l’Etat.

L’appel au don se fait tellement insistant qu’un principal de collège Héraultais désire organiser une campagne de dons en direction d’un collège de l’Aiguillon en zone sinistrée, montrant que l’on peut être fonctionnaire et sensible … aux médias.

Mais au même moment

un chinois de Hambourg

Déguisé en touriste Américain

Au volant d’un cabriolet de 22 chevaux

Immatriculé en Espagne

Se dit qu’il lui faut porter secours à ce séminariste

Mais bientôt cette idée lui parait ridicule

Etant donné

Petit a : qu’il ne roule pas sur la même autoroute

Petit b : qu’il n’est pas au courant de cet accident

Chanson de Thiéfaine.

Les médias étant passés à autre chose, les débats sur l’urbanisation effrénée des côtes et l’entretien des digues seront écourtés.

Il ne reste qu’une chose qui a du mal à apparaître sans être caricaturée : la solidarité.

La prédation doit symboliser le libéralisme

Les demandes d’assistance l’Etat

et les adolescents une imagerie d’Epinal tant que ne sera pas connue le contexte de leur intervention.

Ton coca est le notre…

Info signalée par un internauteNoémie, une lectrice de Rue89, était installée dans une salle de l’UGC Opéra, à Paris, samedi soir. Des policiers débarquent alors pour appréhender une femme entrée dans la salle avec une boisson achetée à l’extérieur. C’est la troisième fois en quelques jours que des policiers interviennent dans des salles UGC, pour différents motifs prévus par le règlement du réseau : infiltration d’enfants de moins de trois ans ou introduction d’aliments et de boissons achetés à l’extérieur.

Pendant la séance, Noémie nous a fait parvenir ce message depuis son téléphone portable (nous avons rectifié les accents) :

« Je suis a l’UCG Opéra au moment où j’écris. Je viens d’assister à quelque chose d’hallucinant : UGC a fait venir la police dans le ciné car une jeune femme est entrée avec une canette de soda non achetée dans l’établissement. Elle a payé ses places et son ami a consommé un Coca acheté au ciné. Elle n’a pas accepté de sortir et la salle l’a soutenue. Un procès-verbal leur a été dressé. »

Nous lui avons alors demandé de préciser son témoignage, ce qu’elle a fait ce dimanche, par e-mail :

« Tout cela s’est passé hier soir donc le 13 février 2010, pendant les bandes-annonces de la séance de 19h30 du film “In the Air” à l’UGC Paris Opéra. Nous étions tranquillement installés avec mes amis quand il y a eu du remue-ménage au bout de notre rangée, le premier rang exactement.

Il y avait le directeur de l’UGC et trois policiers en civil avec brassards. Ils étaient auprès d’un jeune couple (entre 25 et 30 ans). Ils ont commencé par parlementer sans faire de bruit quand la jeune femme a expliqué au policier que si le directeur les avait appelés c’est parce qu’elle avait une cannette de Coca Cola dans son sac à main qu’elle n’avait pas achetée dans le cinéma. Elle a expliqué qu’elle et son ami ne sortiraient pas puisqu’ils avaient payé 20 euros pour les deux places et que son ami avait consommé un Coca provenant de l’UGC.

Les policiers ont continué à leur demander de sortir, ils ont persisté dans leur refus. La salle étant assez petite, la raison de la présence des policiers a été vite sue par tout les spectateurs qui ont commencé à protester vivement en disant que c’était n’importe quoi. Certains criaient même “Dehors ! ” aux policiers et au directeur, d’autres disaient qu’il était scandaleux de voir des policiers au nombre de trois en plus pour prendre la tête d’honnêtes gens quand ils n’osent plus aller dans certains quartiers ou qu’ils ne viennent plus lors d’agression.

Les policiers ont encore parlementé, accusant le couple de déranger les spectateurs, le film a commencé et les spectateurs ont encore protesté pour que les policiers sortent. Des spectateurs ont aussi pris le directeur du cinéma à partie, celui-ci leur a répondu assez sèchement de se mêler de leurs affaires, que cela ne les concernait pas. Le ton du directeur était dépourvu de toute courtoisie.

Les policiers, assez mécontents de ne pas être suivis dehors par le couple, ont déclaré : “Puisque que vous le prenez comme ça, contrôle d’identité”. Les deux jeunes gens ont alors donné leurs cartes d’identité dont les policiers ont relevé les numéros pendant que le film débutait. Ne pouvant les faire sortir, ils leur ont dressé un procès verbal avant de quitter la salle, laissant le jeune couple tranquille. Mon amie était du coup terrifiée, elle avait une bouteille d’eau et un brownie qu’elle n’a pas osé sortir de tout le film de peur d’avoir elle aussi affaire à la police si un employé de l’UGC s’en apercevait.

Quant à moi, j’ai immédiatement sorti mon iPhone pour vous contacter, étant donné que vous aviez parlé de l’affaire de la famille et des enfants, j’ai passé la moitié du film à contacter les médias, trouvant ça scandaleux. »

Commentaire 1 :

Que venait faire la police dans un lieu privé?

Quant aux justifications sans fin de ceux qui s’estiment dans leur bon droit, elle ne sont pas recevables en l’état.

Cela ressemble aux élèves qui discutent sans fin un règlement intérieur d’une école.
Les meilleurs soutiens d’un état policier lorsqu’il ne sont pas directement concernés.

Toute réaction est bonne à prendre et le mécanisme d’un refus à plusieurs est bien souligné ( phase de flottement, retrait piteux des forces de l’ordre mais rancune et poursuites à venir, à la fin tout rentre dans l’ordre et les médias sont alertés ).
Commentaire 2 :

Bien sur mais dans d’autres endroits aussi se dessine l’état policier.
Pourquoi cet évènement a t’il eu les faveurs de l’existence médiatique ?
La classe moyenne bien-pensante et bien dans ses baskets se voit prise à partie par des flics.
Quel scandale !
De plus cela fait partie du désormais fameux scandale des gardes à vue qui de par leur nombre commence à toucher la aussi ces apprentis bobos pour qui le monde se sépare en gens sympas et gens pas sympas ( Benasayag dans Sine Hebdo ).
La ils viennent de se rendre compte que les flics ne sont « pas sympas ».
Leur conscience progresse, dans quelques millénaires on aura droit peut-être à un mouvement d’humeur qui leur fera hausser le sourcil.

La révolte des voyageurs lorsqu’on ramène dans leur avion des reconduits a été matée promptement par des gardes à vue systématiques qui ont réduit toute velleité de poursuivre dans cette voie.
La il s’agissait uniquement de pouvoir voir son film tranquille, mission accomplie.
De plus le message est passé, dorénavant pour ne pas faire pleurer les employés sympas de l’UGC, ils achèteront leur coca la ou il faut.

Voila le début du scénario du film qu’ils allaient voir :

Synopsis : L’odyssée de Ryan Bingham, un spécialiste du licenciement à qui les entreprises font appel pour ne pas avoir à se salir les mains. Dans sa vie privée, celui-ci fuit tout engagement (mariage, propriété, famille) jusqu’à ce que sa rencontre avec deux femmes ne le ramène sur terre…..;

Commentaire 3 :

Plusieurs angles possibles pour décrire ce que pourrait être un bobo.
Dans ce que tu m’envoie le bobo est décrit selon l’utilité qu’il a pour que ce système se perpétue.
Devant fournir un travail d’expertise, celui-ci le disqualifie pour apparaitre comme le « grand architecte » de ce système.
C’est pourtant cette position intermédiaire qui explique ce besoin récurrent ressenti par les bobos de s’installer dans des quartiers anciennement ouvriers.
Le bobo joue à faire l’ouvrier pour signifier dans le plan du symbolique que sa place il l’a gagné à la sueur de son stylo et que ses origines familiales le relie quelquefois à ce milieu.
Le côté décalé de sa consommation ne prouve qu’une chose : sa relative aisance et de cette aisance la survenue récente.
C’est pourquoi quand tu m’as fait passer l’info sur l’irruption des flics dans la salle, j’y ai vu plusieurs choses qui rattachaient ce groupe a des bobos :
le type de film vu ( une comédie américaine ou l’on montre le gentil quotidien d’un expert en licenciement ).
le type de consommation un coca.
la réaction en groupe, preuve que celui-ci se sentait homogène et non pas soudé par une réprobation de ce qui se passait.
le recours aux « moyens modernes de communication » ( un Iphone surement ) pour alerter qui suppose de faire partie d’un réseau ou se trouvent des journalistes sinon comment passer le filtre qui permet à une info arrivant par portable de se retrouver dans les médias.

Benasayag montre bien le coté déréalisé qui constitue leur façon de voir ce qui se passe autour d’eux et le côté non introspectif des termes « sympas » et « pas sympas » ( on pourrait dire binaire ).
L’intrusion du réel ( incarné par des flics ) dans une salle dédiée à la culture ( incarnée par une comédie américaine ) leur permettant de pousser un vagissement de révolte « pseudo-dérangeante » ne qualifie en rien ce groupe pour être une prémisse d’une opposition à cet état policier.

Maintenant je peux totalement me tromper et appliquer l’étiquette à un endroit ou elle n’a pas lieu, je le concède aisément.
Il me semble aussi tellement normal que des flics se baladent dans les travées de ces multiplexes que je ne vois pas qui pourrait s’en offusquer quand on les laisse se balader en toute liberté dans les gares, les rues et autres lieux publics.

Commentaire 4 :
Je reconnais l’amalgame par le fait que ce monde me désespère et que la contestation ne s’est pas faite sur la question de la présence des flics, mais sur les conditions de leur intervention ( on n’embête pas des personnes insérées à ce point dans la société ) ou si on le fait c’est dans le commissariat ou les flics ne manqueront pas de les convoquer puisqu’ils ont pris leur identité pour les inculper surement d’outrage et de rébellion.
Le conformisme assigne aux flics une place qu’il leur rappelle : protéger la société suppose de veiller à ses marges.
Affaire à suivre sous cet angle.


Cagoule, voile, masque même combat

Deux hommes recouverts d’une burqa, selon les premiers éléments de l’enquête, munis d’au moins une arme de poing, ont braqué la Poste d’Athis-Mons (Essonne) samedi vers 10H30.

Croyant être face à deux femmes, un employé a ouvert le sas de la banque. Une fois à l’intérieur, les deux hommes ont relevé le voile et ont braqué les employés et les clients.

Comme le révèle Le Parisien, ils se sont fait remettre 4.500 euros, et, ajoute le quotidien, ont se sont enfuis à pied, vers le parking voisin.

L’enquête a été confiée à l’antenne d’Evry de la police judiciaire de Versailles (Yvelines).

(Source AFP)

Julien Coupat avait annoncé la fin de ce régime dans un grand éclat de rire, cela pourrait être un signe annonciateur.

Tout est en place de la société actuelle :

Un pseudo-débat sur la burqa, installant médiatiquement cet ustensile dans les têtes de ceux qui ne la portent pas et sur la tête de ceux ( on ne peut plus dire uniquement celles ) qui les portent.

Un employé de banque vigile moitié protecteur envers les femmes, moitié galant ( du côté détestable de la galanterie ) qui ouvre le sas à des burqas pour se retrouver face à des pistolets.

Une utilisation de la burqa pour rentrer dans le temple moderne que représente la banque puisque lieu symbolique ou réside l’argent.

Des bandits qui ont garé leur voiture dans un parking sagement ( rationalisation du statut du chauffeur de bandit par sa suppression ).

La police est sur le coup, braves gens, dormez tranquille.

Nul doute qu’Hortefeux va demander une aggravation des peines pour les braquages qui se font en burqa par une loi ad hoc.

D’ici à ce que les bandits soient poursuivis avec toute la rigueur de la loi et victimes d’une fatwa, il y a peu.
Hortefeux et les représentants religieux n’étant pas connus pour un sens de l’humour développé envers ceux qui jouent sur les symboles ( éléments de base du nationalisme et de la religion ).

Le minuscule butin qui est véritablement peu de choses en relation avec l’inventivité dont on fait preuve les deux braqueurs.

Les comiques pas drôles qui pullullent sur les scènes actuellement auraient payé cher pour pondre un gag aussi parfait.

L’inversion du sens en actes vaut plusieurs tomes de pensum socio-politico-moraliso-prêcheur qui encombrent les tables des librairies.

Merci pour cet acte salubre d’ironie légère et roborative, messieurs les bandits.